Journée mondiale de lutte anti Palu: la tendance est à la baisse en Guinée (ministre)

En prélude à la journée internationale contre le paludisme célébrée le 25 avril de chaque année, le ministère de la santé a tenu à conférer avec les journalistes à Conakry pour leur présenter la situation de cette maladie en Guinée.

Accompagné de plusieurs cadres du ministère de la Santé et des membres du projet Stop palu, le chef du département Dr Abdourahmane Diallo a, d’entrée de jeu, fait état des statistiques du paludisme dans le pays. Il s’est en outre félicité de la nette amélioration du taux de prévalence de la maladie en Guinée ces dernières années.

En 2012 par exemple, rappelle le ministre de la Santé, Boké avait une prévalence de 24% ; Labé 38% ; Mamou 47% ; Kankan  50 %, Kindia 55 %, N’Zérékoré 59%, Faranah 66%. Ce qui faisait à l’époque, une prévalence nationale de 44 % en Guinée. A en croire Dr Abdourahmane Diallo, le palu constitue la première cause de consultation et de décès dans les différentes structures  sanitaires du pays.

Aujourd’hui, se réjouit Dr Diallo, il y a eu une nette amélioration au cours de ces  dernières années.  Selon le ministre, en  2017 la prévalence nationale est passée de 44 à 15 %, ce qui représente une réduction de 65 %, indique t-il.

Parlant des régions, Dr Diallo a annoncé que Boké est passé de 24 à 8 %, Faranah qui avait le taux le plus élevé est passé de 66% à 25%, Kankan, de 50 à 19%. Mais la baisse la plus importante est enregistrée à Kindia avec  81 %. C’est-à-dire, la région est passée de 55 % à 10 %. Il y a donc une réduction significative de la prévalence du paludisme en Guinée, s’est félicité le ministre de la Santé.

S’exprimant toujours sur le progrès enregistré à l’intérieur du pays, le ministre Diallo a indiqué que les régions qui étaient classées dans la catégorie de la haute transmission (Faranah, Kankan, Kindia et N’Zérékoré) ont changé de catégorie. « Elles sont toutes passées dans la catégorie des régions à transmission modérée. Et les régions qui étaient dans la catégorie à transmission modérée, c’est-à-dire  Labé et Boké, sont passées dans la catégorie de celle à transmission faible », précise le ministre de la Santé

Des résultats  qui ont été rendus possibles grâce, affirme le ministre Diallo, aux activités de prévention et de prise en charge menées par son département mais aussi et surtout à l’accompagnement des partenaires.

Il reste cependant des défis à relever, note le ministre de la Santé. Le premier, c’est le respect de la gratuité de la prise en charge, le second, c’est l’appropriation de la population des interventions de lutte contre le paludisme et le troisième est l’hygiène et l’assainissement public, a souligné le ministre Abdourahamane Diallo tout en précisant que la liste n’est pas exhaustive.

 Nassiou Sow

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