Les lampadaires menacés à Lélouma faute d’entretien : les précisions du vice-maire

Installés en 2012, nombreux sont les lampadaires d’éclairage public  qui ont cessé de fonctionner à Lélouma, ville sainte située à 66 kilomètres de Labé, la capitale régionale.

Pour un total de 228 lampes pour toute la commune urbaine, seulement 26 lampadaires ne s’allumaient pas lors du dernier recensement en novembre 2015, selon le vice-président de la délégation spéciale de Lélouma. Aujourd’hui, le constat est alarmant puisque le nombre a grimpé en flèche.

Du carrefour de l’hôpital préfectoral en passant par le centre- ville jusqu’au petit pont situé près de la station de Diala,  sur les 35 lampadaires qu’on a recensé seulement 5 étaient allumés à minuit.

Sur la question de savoir s’il ne craignait pas une extinction progressive totale de tous les lampadaires, le vice-président de la délégation spéciale de Lélouma, Mamadian 1 Camara répond :

« Oui, effectivement parce qu’il fut un moment où nous avons reçu une équipe d’entretien pour réparer tous les lampadaires non fonctionnels. Mais en fait, ça n’a pas marché parce que depuis lors, il y a encore assez de lampadaires qui sont éteints », a-t-il confié.

Qu’a fait alors la délégation spéciale de Lélouma pour changer la donne. Mamadian 1 Camara pointe le plan annuel d’investissement sur lequel n’est pas mentionné l’entretien des lampadaires.

« Oui, on peut le faire mais vous savez notre fonctionnement est dû au budget établi. Donc, on ne peut pas aller au-delà de nos lignes budgétaires. Si cela est inclus dans nos lignes budgétaires on pouvait le faire  mais si ce n’est pas inclus, ce n’est pas facile. Mais c’est quand même catastrophique il faut des entretiens,  c’est une obligation qui nous incombe. Donc, normalement on doit tout faire pour revoir la situation » a ajouté le vice président de la mairie de Lélouma.

La situation est vraiment critique depuis le départ  de la société guinéenne d’électricité vers 2004, la cité était plongée dans le noir jusqu’à l’arrivée de ces lampadaires en 2012. Mais aujourd’hui, ils continuent de s’éteindre un à un et rien n’est encore fait jusque- là pour sauver cette situation.

Contacté par la rédaction locale de Guinéenews, M. Diakité, électricien de son état et spécialiste en énergie solaire dénonce l’abandon et le manque d’entretien de ces lampadaires. « Ces lampadaires sont abandonnés à eux même. Il n’y a  aucun entretien possible », a-t-il dénoncé.

Revenant sur les raisons de disfonctionnement de ces lampadaires, Mr Diakité explique que ceux-ci sont équipés d’un régulateur automatique qui déclenche et enclenche le courant selon son réglage. « Le dépôt aussi de la poussière sur la surface des panneaux solaires peut empêcher les rayons du soleil d’atteindre le panneau pour sa charge et automatiquement il cesse de fonctionner. Ces sont des lampadaires qui nécessitent un entretien et un suivi régulier, à chaque 45 jours ».

Si rien n’est fait pour remédier à ce problème de lampadaires, on craint fort d’ici peu de temps que la cité ne se replonge dans l’obscurité.

Abdourahamane Barry, correspondant de Guinéenews à Lélouma

 

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