Lélouma: sans soutien public, des jeunes se lancent dans la construction d’un pont en dur à la place de celui en lianes

A cheval entre trois préfectures, ce pont, qui est actuellement en lianes sur le fleuve Saala, s’il est réalisé, serait un ouf de soulagement pour les usagers de cette contrée. Cette œuvre est une initiative d’une association des jeunes de Timbi-Madina qui est épaulée par son homologue de Lélouma.

Lancés en début d’année, les travaux évoluent à petits pas avec les moyens totalement rudimentaires. Interrogé sur ce projet de pont, le Directeur Préfectoral des travaux publics de Lélouma qui est chargé de procéder à l’étude de faisabilité, ne cache pas l’ampleur des travaux qu’un tel projet nécessite.

Selon  Soriba Soumah, ce pont dont la réalisation va nécessiter un gros financement, aura une longueur de 65m pour une largeur de 4,5m pour une hauteur de 3m.

A la place des machines, ces sont les communautés de ces localités concernées qui, avec des outils rudimentaires (pioches, pèles, coupe-coupes…) s’attaquent aux travaux de terrassements. Elles se sont donnent rendez-vous tous les mercredis.

Actuellement, avec leurs efforts, ils ont réussi à mobiliser 80 chargements d’agrégats: tas de sable, gravier et blocs de pierres. Représentant de l’association de Lélouma, Mouctar Bondéko parle des motifs de leur engagement en faveur de ce projet.

«Toutefois  si ce pont se réalise, ce serait une excellente chose pour toutes les trois préfectures. Il va être un moyen d’ouverture pour Lélouma. Parce qu’actuellement si tu quittes Lélouma-centre pour Timbi, tu es obligé de contourner via Labé. Mais, si on arrive à réaliser ce pont, on aura que 45Km à parcourir», a-t-il déclaré.

Même son de cloche pour le représentant  de Pita qui affirme que si cet objectif est atteint, Lélouma et Pita seront complètement désenclavées avant de regretter  le fait que c’est le pont de lianes qui reste encore avec la seule possibilité de liaison entre les deux préfectures.

Pour le moment pour la mise en œuvre de cet important projet, seules communautés locales accompagnent avec les moyens de bord ces deux associations

«C’est vrai que nous n’avons pas tous les moyens pour l’exécution de ce projet mais, nous avons espoir que si le premier pas est fait, nous aurons le soutient. Il s’agit d’une chose d’intérêt public. Nous sommes en train d’effectuer des démarches auprès de toutes les autorités et des personnes de bonne volonté pour que ce pont voit le jour», a conclu le représentant des jeunes de Pita qui reste très optimiste.

Aujourd’hui, la question qui est sur toutes les lèvres est de savoir ces communautés à elles seules parviendront à réaliser ce rêve?

Attendons de voir !

Abdourahamne Barry de retour de Lassa pour Guinéenews

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