Simandougate – Beny Steinmetz poursuit Soros pour lui avoir fait «perdre» Simandou.

Le milliardaire franco-israélien, brièvement déténu en décembre par la police israélienne sur des allégations de corruption dans l’acquisition du gisement de Simandou auprès de la Guinée en 2008, vient de porter plainte contre le le milliardaire hungaro-américain  sur des accusations que ce dernier aurait comploté pour faire perdre à BSGR le gisement de Simandou.

Objet inconnu

Steinmetz réclame 10 milliards de dommages et intérêts.

Quoique Steinmetz et BSGR ont toujours accusés Soros d’être à l’origine de leurs misères en Guinée, c’est la première  fois que l’affaire est portée devant des tribunaux ce qui risque de donner lieu à des révélations croustillantes des relations entre Georges Soros et ses organisations et l’administration Condé. Les ONGs de Soros ont investi la Guinée pour assister le président Alpha Condé à instaurer une bonne gouvernance et ont d’ailleurs été les maitresses d’oeuvre d’un nouveau code minier qui a eu l’effet inverse poussant plusieurs multinationales minières à quitter la Guinée ou à abandonner leur projets. D’autres ONGs supportées par Soros sont toujours actives en Guinée en organisant des séminaires et ateliers sur la « bonne gouvernance » ou  le « renforcement des capacités » souvent financés par l’aide internationale au developpement. Soros lors de sa visite en Guinée en 2011 s’était engagé à aider à l’électrification de la Guinée, une promesse vite oubliée une fois que son ennemi Steinmetz fut éjecté du projet Simandou.

La Guinée et BSGR sont aux prises devant le tribunal de la Banque Mondiale sur fond de dispute des modalités de  l’annulation du contrat de Simandou retiré unilatéralement sur accusations de corruption. Le « procès » commence en mai 2017 et BSGR s’est vu refusé de faire venir Soros à la barre par les juges arbitraux ce qui explique la raison  apparente de cette plainte à New York où vit d’ailleurs Georges Soros.

Il est à notet que le climat politique a fondamentalement changé aux Etats-Unis. L’arrivée de Donald Trump a entrainé un grand changement dans le climat des affaires avec un soutien ouvert aux entreprises face aux gouvernements. En plus Georges Soros est percu comme un « ennemi » par l’administration Trump et son entourage pour cause de soutiens à plusieurs mouvements opposés à la politique de Donald Trump notamment dans le domaine de l’immigration et de la globalisation, deux thèmes chers à Soros. Le milliardaire est aussi dans la ligne de mire de plusieurs gouvernements européens, le dernier étant la Hongrie et est considéré persona non grata en Russie. Soros est accusé de déstabilisation de plusieurs pays à travers des ONGs qu’il finance.

Fait anecdotique, le bouillant procureur de New York, Preet Barara, a été renvoyé le 10 mars 2017 par l’administration Trump. Bharara – un indien-américain –  s’est fait une réputation dans des poursuites judiciaires contre plusieurs hommes d’affaires. Il fut celui qui a inculpé et condamné Frederic Cilins, un homme d’affaire français pour « entrave à la justice » dans l’affaire des documents allégés impliquant BSGR et déténus par Mamadie Touré, une proche de l’ex président Conté.

Quant à Beny Steinmetz, ses ennuis sont loins d’être finis, étant ou ayant été sous enquête en Suisse, Israël, Etats-Unis mais curieusement pas en Guinée où il est pourtant avoir été accusé d’avoir soudoyés des fonctionnaires guinéens.

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